Chroniques pour Euradionantes (4 à 6 / 11)

(Contexte : voir message précédent)

4- Ca me fait une belle jambe
Si un médecin français dit à un malheureux qu’il va devoir l’amputer au-dessus du genou mais qu’il sera en revanche entièrement pris en charge par ce système de couverture sociale que tout le monde nous envie, le patient est en droit de lui rétorquer tout de même : hé bien, ça me fait une belle jambe.
Faire une belle jambe : à partir du XVe siècle, les Français peuple de courtisans toujours prêts à faire des ronds de jambe, aimaient à se pavaner. Les hommes portaient des tenues composées de chausses, de hauts de chausses et de bas, bien galbés, qui rendaient la jambe, belle ; signe, alors, de distinction. Quelque chose qui vous faisait la jambe belle, était valorisant. Mais l’expression peu après, comme les bas, a plissé : elle a pris une signification ironique, convoquant le frivole, le futile. Et puis, dans ce pays nous avons eu aussi une révolution faite par des « sans-culottes » : la distinction aristocratique a perdu son importance, même si le bling bling n’est apparu que bien après sous d’autres régimes. Aujourd’hui, une fois la négation perdue « ça ne me fera pas la jambe mieux faite », on en est a ce que cela « nous fasse une belle jambe », c’est-à-dire que cela ne changera pas grand chose à une situation déplorée. Et notre futur unijambiste me direz-vous ? Hé bien, justement, il lui reste l’autre, de jambe. Et là, c’est du sérieux.

5 – Ne pas être dans son assiette
En France, pays qui fut celui de la gastronomie, il nous arrive souvent de ne pas être dans notre assiette. Soit parce que nous avons bu trop de verres de ces cépages que le monde nous enviait jadis, soit parce, l’assiette, c’est aussi la stabilité d’un avion. D’ailleurs, depuis quelque temps, notre pilote national traverse des zones de turbulences. Ne pas être dans notre assiette suggère chez nous qu’on est aussi, quelque part, à côté de nos pompes, nos chaussures, nos talonnettes, ou si vous préférez, aussi à côté de la plaque. On voit que le Français peut donc se définir par l’endroit où il ne se trouve pas, qui est pourtant celui où il est attendu, sinon où il prétend toujours être. C’est d’ailleurs l’origine de l’expression.
Le protocole, celui qui dictait les plans de table stipulant que l’évêque ne pouvait être assis à côté de la femme du colonel, définissait la place de chacun devant son assiette. Le fait de ne pas s’y trouver pouvait se révéler être un drame social. Un stigmate. Aujourd’hui, ne pas être dans son assiette, c’est moins nobiliaire et plus… biliaire. C’est un problème tant digestif que moral. Heureusement, la culture française a créé aussi les alcools de fins de repas qui permettent de se remettre l’estomac à l’endroit, au risque d’avoir la tête à l’envers. C’est tout le problème : il faut conserver sa stabilité, son assiette… et ce n’est pas notre Captain Speakin’ qui actuellement me contredira.

6- Il pleut des cordes
La France est une nation que l’on dit tempérée. Je parle du climat, pas du tempérament du citoyen qui peut soudain connaître inexplicablement des accès orageux, lesquels nous refroidissent. Un climat tempéré est sans doute le terme touristiquement correct pour dire que nous sommes une nation majoritairement pluvieuse sur la moitié nord. Oh, bien sûr, ce n’est pas le Royaume-Uni qui a des précipitations telles qu’il pleut, comme le veut leur expression, des chats et des chiens. Non, lorsque c’est le temps de chien, chez nous, on dit simplement qu’il pleut, ou tombe, des cordes, -et dehors il n’y a plus un chat.
L’expression il pleut des cordes aurait été signalée à la fin du XVIIe siècle en parallèle de l’expression il pleut des hallebardes née d’un jeu de mot compliqué avec un terme argotique ancien. On notera toutefois que la France trahit peut-être là son tempérament : quand en Allemagne il pleut des ficelles, en Belgique des vachespleuvoir comme vache qui pisse dit-on d’ailleurs chez nous aussi- en Angleterre des tringles d’escaliers ou des seaux, des jarres en Espagne et des cruches au Portugal, nous on attache tout ça avec des cordes et on file vers le beau temps, qui on le sait parce qu’on est malin, arrive toujours après… En tout cas chez nous…

Chroniques pour Euradionantes (3/11)

J’ai enregistré pour Euradionantes une série de 11 courtes chroniques sur des expressions françaises. Celles-ci, accompagnées par le même exercice fait dans une langue européenne par un membre de la radio devraient être diffusées une à une cet été. Voici les trois premières.


Dormir à poings fermés

Parmi les expressions françaises qui peuvent porter atteinte aux minorités, l’expression « dormir à poings fermés » est sans doute une des plus virulentes. En effet, les manchots, -je parle des gens affligés, et les bras m’en tombent devant tant d’injustice-, d’une perte notable des membres supérieurs, les manchots disais-je, peuvent-ils dormir à poings fermés ? On osera à peine leur demander, comme aux cul-de-jatte d’ailleurs qui prendront leurs jambes à leur cou.
Malgré des recherches à bras raccourci, je ne suis pas parvenu à retrouver l’origine de cette expression. On renvoie souvent à une première apparition, dans Le Père Goriot d’Honoré de Balzac, qui nous dit en 1834 que le personnage de Rastignac –une sorte de journaliste aux dents qui raient le plancher – « finit par se coucher et dormir à poings fermés ». Mais alors que signifie cette expression ? Pourquoi à poings fermés ? Le sommeil profond qu’elle exprime est peut-être celui des nourrissons qui dorment, dit-on du sommeil du juste dans le vacarme le plus improbable, et toujours les mains fermées. Mais ce n’est qu’une hypothèse. Peut-être que ce qui se fait à poings fermés, comme taper sur la table, signifie qu’on agit résolument. Au risque, il est vrai de réveiller l’entourage.

Il n’est pas tombé de la dernière pluie
J’ai croisé jadis en plein Sahara un type qui n’était pas tombé de la dernière pluie et pourtant, il n’avait pas inventé le fil à couper le beurre ; lequel chez lui fond comme neige au soleil. On peut s’étonner de ces expressions françaises que, somme toute, on ne peut employer partout, ni avec tout le monde. Le Français, qui se veut pourtant droit dans bottes déteste qu’on le croit tombé de la dernière pluie. Hormis les champignons, les seuls nés de la dernière pluie à qui il prête un intérêt parfois féroce, le Français se gausse même de ceux qui pataugent dans les flaques de la naïveté après l’averse.
Que signifie « ne pas être tombé de la dernière pluie ? » Cette expression née au XXe siècle exprime l’idée que si on a de l’âge et de l’expérience, en opposition à la fraicheur candide et ignorante de la jeunesse, on ne sera jamais dupe des manœuvres et des discours des autres. Par exemple, les propos des météorologues, ces fourbes. Les Français ne sont certainement pas tombés de la dernière pluie : on sait ici très bien que les miss météo peuvent nous promettre des lendemains qui scintillent, au soleil, mais que dès ce lendemain justement, le vent peut tourner…

Se retrouver le bec dans l’eau
Faites une expérience : un jour où il fait un froid de canard, essayez de pêcher des poissons. Vous verrez, vous allez vous retrouver le bec dans l’eau. C’est ce qui est étonnant avec certaines expressions c’est qu’on peut avoir des télescopages incongrus. Songez par exemple que les flamants roses qui passent leur temps le bec dans l’eau parviennent à se nourrir. Nous, non. De la supériorité, sans doute, du monde animal sur l’humain, ce blanc-bec. Pan sur le bec.
L’expression le bec dans l’eau serait apparue pour la première fois au XVIe siècle. On disait alors « tenir le bec en l’eau à quelqu’un » c’est-à-dire lui donner des espoirs qui s’avèrent être plus tard fallacieux. Le bec dans l’eau c’était donc toutefois une promesse de réussite. Aujourd’hui, le sens est presque contraire. Il y a eu glissement du sens du bec : être ou rester le bec dans l’eau depuis le XIXe signifie que l’on n’a rien obtenu. J’en conclus –car ce n’est pas la première expression en France qui voit son sens s’inverser – que rester trop longtemps le bec dans l’eau ne paie pas. En France, il nous aura fallu donc trois siècles pour le comprendre. Voici un constat qui devrait nous clouer le bec.

(A suivre)

Bande annonce de la conférence musicale et humoristique sur Ennio Morricone (25 juin, à Vertou)

J’ai réalisé un petit teaser pour ma conférence humoristique et musicale sur les films accompagnés par Ennio Morricone ; conférence que je donne le 25 juin à Vertou (festival Charivari, près de Nantes) en duo avec le groupe de jazz Lulu La Nantaise. Bon, c’est de la basse def, ça accélère les mouvements, ça pixellise. Mais c’était ça ou 3 Go et ça ne tient pas sur le web. Allez, viendez le 25 ; allez les festivaliers commandez-nous cette animation concert… ! (Une prochaine date déjà peut-être en février dans le Sud).

Voir la vidéo (quelques secondes de chargement) : >Teaser conférence Ennio Morricone

Participation à la réalisation d’une brochure, avec des élèves, sur la mémoire d’un quartier de Châteaudun

A Châteaudun, le quartier Beauvoir (quartier populaire, trop souvent critiqué à tort) est en pleine rénovation urbaine.
Pour ne pas oublier le passé, l’association « Tu Connais la Nouvelle », Francis Mizio (c’est moi) et la ville ont participé à collecter la mémoire et à regarder l’avenir. Des jeunes du collège Anatole France, du collège Thomas Divi, des apprentis du CFA Industrie ont rencontré des habitants du quartier et ont mis en forme ces témoignages. Le tout sous la houlette de Francis Mizio (lui-même) qui a animé des ateliers d’écriture (présentation, préparation, interview, débriefing) et avec un superbe travail photographique de Stéphane Rocher. Le résultat : des expositions dans la ville et une brochure de 30 pages distribuée à l’ensemble des habitants de Châteaudun. Et surtout, de belles rencontres… et des personnes fières de leur quartier.

> La brochure est ici. > On m’écrit si on veut des renseignements sur ce type d’opération.

Dernière newsletter de Guanxi (mes gesticulations nantaises)

Bonjour,
Guanxi va clore sa saison le mercredi 22 juin à 20h avec un hommage à Hemingway décédé d’un excès de plomb dans la cervelle le 2 juillet 1961, il y a 50 ans (*) via quelques lectures (d’Hemingway, et surtout d’extraits du superbe roman de Leonardo Padura « Adios Hemingway »), de jeux d’écritures autour des cocktails (Hemingway, c’était 11 daïquiris avant 11 h, se vanta-t-il) et de la dégustation de cocktails préférés d’Hemingway préparés par Marc, patron du bistrot qui nous accueille, et maestro du mélange à consommer avec modération (voir affichette ci-dessus).

Accessoirement, nous pourrons ensuite aussi parler de la prochaine saison car Guanxi sera présent tous les mercredi soirs, à compter de septembre au Melting Potes :

– pour nos rencontres débats et animations -sérieuses ou humoristiques ; littéraires, sociétales ou artistiques. Ecrivains, artistes, intellectuels seront conviés autour de rencontres originales présentant leurs univers.

– pour des animations humoristiques et surréalistes récurrentes où chacun est invité à participer -entre autres avec le lancement du Putsch Institutionnel Permanent Indéboulonnable du Parti Insulaire et Populaire Indépendantiste de l’Ile de Nantes. Ceci ouvrira sur des séances mensuelles de travaux collectifs et démocratiques sous validation censuro-contrôlée qui promettent d’être hilarants : promesses électorales, lois décrets et règlements, communications de tous bienvenues pour des débats type « le post durable et après? » ou « la civelle reviendra-t-elle énervée? » ; ou encore, « le muscadet arraché sur le continent doit-il bénéficier de l’asile insulaire? », Grands Projets et Grands Travaux (par ex : rétablissement des péages aux ponts), Cartes et taxes de séjours et visas aux non-insulaires, Réformes Nécessaires, Réécriture des arts, science, histoire et des vérités cachées… Création des emblèmes, drapeaux et héraldique, sans omettre les pots à moutarde… et distribution des postes du Gouvernement Temporairement Permanent). On espère la venue à l’occasion de la déclaration d’indépendance (date à confirmer début septembre) de « L’Ile de Nantes, Ile Flottante » d’un écrivain parisien un peu fou, pataphysicien et oulipien à ses heures qui sera nommé Consul Périphérique Extérieur… A suivre.

D’autres animations humoristiques, sur des thèmes différents, mais du même esprit, auront lieu régulièrement. C’est en cours de préparation. Le programme en évolution est sur le site GUANXI qui a été simplifié dans le cadre de nos activités de spécificités fonctionnelles reconsidérées.

Parler de la prochaine saison, c’est aussi formuler vos envies, vos suggestions… Notre principe est d’être aussi dialogue citoyen et participatifs que possible ; peut-être par consolation ; peut-être parce qu’à force de traîner dans les bars en causant d’écrivains alcooliques, on a loupé le train du bio ; allez savoir.

Bref, outre l’occasion de boire des cocktails type le dirty martini en causant littérature et ravages de l’alcool ce mercredi 22 juin, il est plus que jamais urgent d’être présent à la soirée Guanxi. Vous pourrez dire plus tard, les yeux brillants, faisant des jaloux dans votre entourage, épatant vos voisins, vous distinguant des masses populaires au temps de cerveau disponible : « J’y étais. C’était quand même une sacrée époque. Les jeunes, vous ne savez plus ce qui est bon ».
Cordialement
Francis Mizio

(*) A noter que celui, qui depuis en a manqué est PPDA, son récent biographe.

Pour ne plus recevoir cette newsletter, accusez publiquement une personnalité de manger ses crottes de nez ou répondez simplement NON VOUS NOUS EN DITES TROP OU PAS ASSEZ à ce courriel.

Plus de précisions sur « Carambar »

Apparemment l’info de la sortie de Carambar (voir article précédent) tourne déjà sur Twitter. C’est flatteur. J’ai découvert le livre hier soir. 78 pages et qualité exceptionnelle de couverture et de papier. En fait c’est dix euros. Il sort officiellement le 16 avril. On le trouvera le plus facilement chez l’éditeur, chez Bibliosurf (à 9,5 € et frais de port gratuit au 3e), chez Jibé Pouy ou chez moi (à moins que des libraires en prennent). Le prix est de dix euros. Des nantis hier soir à Niort ont entendu la lecture des 2 premiers chapitres. Ils se sont rués dessus.

Parution d’un livre délirant, co-écrit avec Jean-Bernard Pouy

Sur une idée de Jibé qui n’en manque pas, et des folles, nous avons co-écrit un ouvrage épistolaire : « Vie d’Alfonso Vermot y Carambar, aide de camp de Simon Bolivar, inventeur des devinettes Carambar ». Il s’agit de la correspondance, entre un jeune chercheur (moi) et un plus vieux (Jibé) durant nos recherches linguistiques et blagologiques sur ce personnage méconnu de l’histoire. Je ne connais pas encore le nombre de pages, mais ça doit être une soixantaine (en multiple de 4 forcément). C’est très sérieux, on s’en doute. Il y a beaucoup de notes de bas de page. Un projet de spectacle est dans l’air. On cherche un nain pour dire les notes de bas de page. J’ai vu quelqu’un PLEURER DE RIRE en le lisant (je dis ça, je dis rien, comme on dit). A décharge un éditeur nous l’a refusé en nous disant qu’il était « indigne de nous » (refuser du Jibé ! Sans dèc ? ). On l’a finalement pris pour un compliment. On a un accord un peu spécial (mais très amical et choisi) avec l’éditeur, sorte de partenaire d’auto-édition (qui nous a dit n’avoir rien lu de sa vie d’aussi fou). Bref, si vous ne le trouvez pas, il faut nous le commander en direct : francismizio@wanadoo.fr . Sinon > il est là.
Et voici la présentation :
Tout le monde connaît cette délicieuse attaque de l’orthodontie, voire de la stomatologie, qu’est le « carambar ».
Pour une bonne raison, cette friandise complexe, au fin goût de caramel, est associée aux devinettes, elles, certes pas vraiment destinées aux possesseurs du baccalauréat, mais gardant toujours une forte saveur d’enfance, voire de bêtise, même hors de Cambrai, qui sont inscrites à l’intérieur du papier d’emballage.
Tout le monde croit que la devinette a été inventée par le Sphinx, la Pythie ou autre figure mythologique. Ce n’est pas aussi simple. Deux universitaires, professeurs émérites, tentent de prouver que le vrai créateur de la devinette tendance débile est Alfonso Vermot y carambar, aide de camp de Simon Bolivar lui-même, qui l’a répandue en Europe lors des voyages politiques que son maître y faisait.
On s’aperçoit, dans cette correspondance, que les études conjointes des deux savants ne concordent pas toujours et que leurs thèses se séparent assez vite. Et ces deux intellectuels, face à la vérité historique, se comportent justement comme deux enfants se disputant une même friandise.
Editeur JEAN-PAUL ROCHER Collection ROCHER JEAN-PAUL Auteur POUY J-B/MIZIO F/ Disponibilité A paraître Parution 15/04/2011 ISBN 9782917411438 EAN 9782917411438 Dimensions Epaisseur : 7, Largeur : 125, Hauteur : 215 Prix TTC 10,00 € Montant HT 9,48 €

Voilà. Sinon je vais le découvrir ce 1er avril (ça ne s’invente pas) car il sera en vente en exclu mondiale à > Niort.

« The Greatest Ennio Morricone Movie Conference World Tour »

COMING SOON
Une conférence délirante de mapôm sur les films ayant pour points communs la musique d’Ennio Morricone avec le groupe de jazz, LuLu La Nantaise spécialisé en musiques de films…
(faut juste que je l’écrive rapidos, pour les répètes, pour la 1ere peut-être le 25 juin dans un festival de cinéma). On peut d’ores et déjà commander cet article unique au monde de France proposé dans notre gamme de produits et services adapté à vos besoins et attentes zygomatiques. Précision : j’aurai même des accessoires.
Cette conférence peut faire la première partie d’un concert de Lulu La Nantaise, avec qui je vais développer d’autres projets plus tard…

« Du western spaghetti à l’érotisme ravi au lit, du fantastique trash au polar crash, du social ardu à l’humour tordu, de la science fiction hallu à l’aventure velue… Ennio Morricone a musicalement abordé tous les genres du cinéma. En 40 minutes d’explications lumineuses et édifiantes pour les masses et les générations futures, cette conférence vous rappellera nombre de succès du cinéma servis par des B.O de maestro. Francis Mizio et Lulu La Nantaise vont vous faire rire et voyager, ouïr et pleurer… Une expérience unique qui fera des jaloux dans votre entourage lorsque vous reparlerez de ces grands moments de cinéma revécus. »


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