A vos plumes ! : montage d’une série d’ateliers d’écriture

plume

MAJ du 25 juillet 2014 : l’atelier d’écriture est complet – plus d’inscription possible.

A la suite d’un atelier d’écriture mené récemment à la médiathèque de Rezé, près de Nantes des participantes ont décidé de me trouver du monde pour monter un atelier mensuel, par sessions de 2h30. Le projet est en cours de montage (déjà 6 personnes seraient pressenties).

Ce seront des sessions d’écriture créative basées à Nantes, axées sur la nouvelle et le roman (dans l’esprit des creative writings américains très techniques, portés sur la structure, la narration, les dialogues, les personnages, etc.).

Mes ateliers ne visent qu’à développer une pratique technique focalisée sur l’écriture de fiction (pas de poésie, pas d’écriture « personnelle » ou « intime », ou encore dite « spontanée » ; bref absolument pas ce genre de choses -et encore moins les ateliers à acrostiches ou à « Je me souviens »…). Mon approche est celle d’un nouvelliste, d’un romancier, d’un scénariste. Je suis très influencé par les travaux du mythologue Joseph Campbell (« Le héros aux mille et un visages ») et ceux de son « disciple » Christopher Vogler (« Le guide du scénariste »).

Les sessions se composeraient en gros d’une heure trente d’exercices puis d’une heure de travail sur le projet en cours (nouvelle, roman collectif ou autre selon les attentes du groupe). Par ailleurs je continue, hors séance et par mail, à échanger avec les stagiaires.

Si vous êtes intéressé(e), merci de me laisser votre adresse de courriel ici afin que je vous tienne informé(e) de la suite et des conditions (les 12 séances auraient un coût de l’ordre de 250€).

Lieu encore non déterminé : soit chez moi (île de Nantes, vaste appartement), soit dans les locaux d’un organisme de formation, à deux pas du Lieu Unique à Nantes) pour lequel je donne déjà entre autre des cours de stylistique, le soir probablement à compter de 19h.

Atelier d’écriture à la médiathèque de Rezé en avril et mai prochains

Dans le cadre d’une longue animation sur le thème de mafia et littérature, la médiathèque de Rezé, près de Nantes, m’a demandé d’animer un atelier d’écriture : objectif, réaliser un recueil de nouvelles. Si mon approche irait personnellement sur le polar comique, je n’imposerai rien en matière de choix du style de récit, mais serai là pour vous aider à réaliser votre texte. Après quelques exercices de « chauffe » collective, les séances seront consacrées à cet objectif, et je vous accompagnerai individuellement. Les dates seront les mardis soir 9 et 16 avril, 14 et 21 mai. Les séances auront lieu de 18h à 20h30. Inscrivez-vous ! Tous les renseignements sont en bas de ce flyer (cliquez dessus pour l’agrandir !)

MediathequeReze

Nouvelle policière réalisée en atelier d’écriture dans un centre social

image

Dix anciens allocataires du RSA suivis par Accueil Goutte d’Or à Paris ont écrit une longue nouvelle policière « A cœur ouvert ». C’est le fruit d’un travail d’écriture collectif exceptionnel que j’ai encadré en 2011 sur six séances (de mémoire…) avec l’aide de deux animatrices sociales formidables et inépuisables, Sandra et Sophie. L’ouvrage vient d’être publié.

La difficulté a résidé dans le souci de faire participer tout le monde. Or les préoccupations de chacun étaient différentes : il fallait parler de la réalité (une animation que le centre social avait réalisé l’année d’avant, que des allocataires soient en scène dans l’histoire), mais aussi mettre du polar, du fantastique, de la science-fiction, du roman historique, du mysticisme… Bref le mouton à dix pattes, mais on a trouvé la solution (un vrai casse-tête de littérature à contrainte) et l’histoire se tient. Le texte est donc écrit à dix mains.

Pour ma part ce fut une belle expérience, même si les difficultés en chemin, liées aux problèmes des auteurs, m’ont fait sérieusement remettre en question sur bien des points et perturbé sur les limites de mes compétences sur certains publics (pourtant je suis plutôt rodé avec mes expériences depuis une quinzaine d’années en prisons, à Grenoble, à Amiens…), sinon la pertinence de l’atelier d’écriture sur des publics qui, il faut le dire, vont de plus en plus mal psychologiquement depuis 10 ans. Le travail d’écriture en centre social ne me paraît plus toujours adapté depuis quelques années, car lors de séances, on peut déclencher malgré l’expérience des troubles chez les personnes sans toujours s’en rendre compte. Toutefois Sandra et Sophie, malgré les difficultés, voire celles du centre lui-même, dans un contexte où on doit passer des « marchés publics » pour s’occuper des pauvres, ont tenu bon.

L’ouvrage, tiré en numérique est disponible au prix de 10 euros à Accueil Goutte d’Or

Sophie, étonnée souffla : « Mais qui a mis un mannequin avec le costume d’Inca dans ce fauteuil ? Que se passe-t-il donc ici ? »

A la fois intriguée et agacée, Sophie se dirigea vers le fauteuil. Un frisson la parcourut car, en s’approchant, elle le trouva tout à coup bien réel. Bien trop réel…

Un nouveau frisson la saisit. Prenant son courage à deux mains, elle se pencha sur le mannequin, saisit le masque et l’enleva d’un coup sec.

Son sang se glaça. Ce n’était pas un mannequin mais bien un homme…

Mesdames, vos sacs à main sont des horreurs

J’ai écrit cette chronique lors d’une session de formation à l’écriture que j’ai donnée récemment à l’EMI Grand Ouest, à Nantes (c’était un exercice pour les stagiaires journalistes, tiré de l’actualité, auquel je me suis livré en même temps qu’elles). Comme je n’aime pas jeter mes textes, la voici :

grand-sac-flamingo

On vient de trouver une nouvelle façon de mourir. Cette fois, ce ne sera plus des veaux, vaches, cochons, couvées que surgit la menace exterminatrice de l’humanité, mais d’une maladie jaillissante d’un sac-à-main de dame. Le sac-à-main est mortel, même s’il n’est pas fait de croco en de vache folle.

Une étude de l’institut Initial Washroom Hygiene rapportée par le Daily Mail, prétend en effet que les sacs à main des femmes contiendraient plus de bactéries que des cuvettes de toilettes… publiques. Pas moins.

Passons sur l’obsession hygéniste américaine qui veulent nettoyer tout ce qui grouille depuis le début du XXe siècle de chez eux, jusqu’en Europe, vers l’infini et au-delà, sans parler de la lutte contre ces maladies que sont le communisme, ou les manifestations pour le service public. Passons sur cette omniprésence des études d’institut de toutes sortes qui nous disent un jour qu’un billet de 50 euros est aussi chargé en cocaïne qu’un trader de la Société Générale, un autre que les miettes contenues dans les claviers d’ordinateur pourraient nourrir une famille de réfugiés climatiques. Passons sur le fait que derrière cette étude sortira sans doute dans quelques jours le lancement d’une gamme de désinfectant de sac-à-main pivoine-jasmin ou pin des landes-réglisse. Passons sur le fait qu’on se soit intéressé aux sacs à main des femmes plutôt qu’aux poches toujours bourrées des hommes. La vraie info, c’est que les bactéries puissent survivre dans un sac-à-main de femme. Il n’y a donc pas que sur Mars que toute vie jugée impossible se révèle soudainement.

On avait toujours soupçonné que les sacs à main de femmes celaient du mystère. Il était temps, au XXIe d’explorer ces derniers territoires vierges du globe. On saluera les chercheurs du Initial Washroom Hygiene tant pour leur folle témérité d’avoir plongé la tête, les bras et un œil à l’intérieur des sacs à main féminins qui pourraient porter selon leur volume ou leur poids, sinon la composition hétéroclite de leur contenu, plutôt le titre de remorque. On imagine ces scientifiques 15 années d’études de biologie vêtus de combinaison blanche, parlant du nez à cause du tuyau sortant d’un casque bulle, armés d’un pistolet scanner revenant effrayés de ce qu’ils ont vu dans ces abysses que sont les réticules. On se dit qu’il en ont rapportés des récits incroyables, stupéfiants, évoquant des mondes en ruine, des plantes proliférantes et carnassières, des champignons géants, des vallées à dinosaures, des décharges pires que celles qui réapparaissent sur les plages de Vendée… Peut-être même y ont-ils croisé à l’intérieur de certains sacs-à-main quelques avions disparus dans le triangle des Bermudes ou Xavier Dupont de Ligonnès…

On pourrait se moquer, mais il serait de bon goût, pour une fois que la science a disposé de budget pour nous faire avancer vers les lumières du progrès social, de profiter de l’opportunité que cette étude nous offre pour légiférer. Légiférer pour qu’enfin le contenu de chaque sac-à-main soit déclaré, ou au moins visible, recensé par un organisme de contrôle. Légiférer pour accélérer la normalisation des sac-à-main de façon à ce qu’ils restent à taille humaine. Légiférer pour que ce qui a toujours été un objet gravement contondant type arme de dissuasion massive, soit désormais considéré comme vecteur de germe épidémique, et classé comme arme chimique à risque absolu. Dès lors nous pourrons passer à l’étape suivante : démontrer que la femme elle-même est porteuse de bactéries, et s’intéresser au vaste marché potentiel de la burka stérile bien trop sous-exploité en Occident. On a dit jadis qu’il y avait choc des civilisations. La bonne nouvelle est donc que c’était faux, et qu’elles vont enfin trouver comment s’entendre ces civilisations, main dans la main, et la tête dans le sac.

PS : > Le sac à main en photo est vendu ici.

5 ateliers d’écriture de nouvelles en juin, pour concours (ou non)

2856_bendypenflamingo_1

Je vous propose sous l’égide et avec le partenariat de l’EMI Grand Ouest 5 dates d’ateliers d’écriture, les mardis 11, 18, 25 juin et 2 et 9 juillet, à Nantes, dont le but est de rédiger une nouvelle destinée à participer (ou non) à un concours de nouvelles. > On trouvera une liste de concours ici et une ici Chaque atelier comprend plusieurs aspects : 1-  Brefs exercices collectifs d’écriture, pour s’entraîner. 2- Participation de tous les inscrits à un même concours choisi collectivement. 3- Eventuellement en parallèle durant l’atelier conseils d’écriture pour travailler sur une seconde nouvelle, pour un autre concours ou non.

L’atelier permettra d’évoquer les problématiques en commun, de soumettre son travail et à chacun de travailler personnellement son texte avec l’animateur. Chacun estimera le nombre d’ateliers dont il aura besoin. Il sera possible de travailler sur plusieurs nouvelles s’il y a envie de participer à plusieurs concours. D’une manière générale, un nombre de 2 ateliers est le minimum requis, mais tout dépend de vous… Aucune garantie de réussite au concours n’est évidemment assurée, mais sans doute est-ce l’occasion de vous donner toutes vos chances !

Attention : tous les concours ne sont pas forcément sérieux ni intéressants, demandez éventuellement conseil. Il est évident enfin, qu’il est préférable de s’inscrire à l’ensemble des ateliers afin de travailler plus en profondeur et peaufiner ses textes.

Lieu : dans les locaux de l’EMI (Ecole des métiers de l’information, allée Baco à Nantes (salles avec ordinateurs).
Durée de l’atelier : 2h et demi. De 19h30 à 22h.
Nombre de participants à chaque atelier : minimum 4, maximum 8 (en deçà de 4, la date sera annulée. Le nombre de 4 est lié tant à des questions d’émulation collective, que, pour être franc, de rentabilité).
Tarif :
40 € pour 1 atelier de 2h 1/2 (à titre indicatif c’est le prix d’une heure de piano…)
30 € par atelier à compter du deuxième.
Si des ateliers sont annulés par manque de participants, le tarif est ramené au nombre d’ateliers auquel vous aurez participé. Une facture (n° SIRET) vous sera remise.

Pour s’inscrire (donnez SVP vos dates et nombre d’ateliers) :
> écrire à Francis Mizio

DATE LIMITE D’INSCRIPTION (pour pouvoir annuler s’il n’y a pas assez de participants, afin qu’ils gèrent eux aussi leur agenda) :
DIMANCHE 28 MAI